Attentats de Bruxelles, le Parti Fédéraliste Européen exige la création d’un FBI européen

Mar 23 2016

Après les attentats islamistes qui ont ensanglanté Bruxelles, Paris, Copenhague, Londres, Madrid et d’autres villes européennes, il est urgent de mettre en place un service européen de police et de renseignement antiterroriste.

Le renseignement national a fait la preuve de son incapacité à lutter contre le terrorisme qui ensanglante depuis plus de 10 ans notre continent.

Alors que les réseaux criminels bénéficient d’une totale liberté de circulation dans l’espace Schengen, les polices nationales ne peuvent pas intervenir en dehors des limites de leur propre Etat.

Quant aux services de renseignement des différents Etats européens, ils ne partagent pas leurs informations et sont régulièrement en échec pour empêcher les attentats.

D’autre part, le Parti Fédéraliste Européen condamne l’hypocrisie de certains dirigeants européens qui proposent régulièrement ce genre de mesure de type fédéraliste mais qui – une fois l’émotion retombée – oublient bien vite de les mettre en place.

Le Parti Fédéraliste Européen, quant à lui, soutiendra la création d’un FBI européen – mesure souhaitée par nos concitoyens – lors des élections présidentielle et législatives de 2017.

Contact : Yves Gernigon : +33 (0)7 82 09 45 45 – yves.gernigon@lesfederalistes.eu

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9 Comments
  • Pouvez-vous nous éclairer sur le rôle d’Europol et la différence qu’un « FBI » européen apporterai?

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    REDOR Arnaud
    • Bonjour. En fait Europol n’est qu’un simple organe de collaboration entre polices européennes (comme Interpol l’est avec les polices du monde). L’idée du FBI européen est de créer avec les Etats qui le désirent une police qui aurait l’exclusivité du renseignement et de l’action sur le territoire des Etats en question. Bien sur cela concernerait une liste de délits bien déterminés (terrorisme, trafic de drogue…)

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      admin
  • Pour avoir un service de renseignement commun ,il faut avoir un gouvernement à qui il répond .,donc un gouvernement confédéral comme en Suisse .
    Il ne pourrait inclure le Royaume Uni qui a des accords spéciaux avec les États Unis ,le Canada,l’Australie ,la Nouvelle Z’lande et Israël ( la vraie famille ,les gens à qui. On fait confiance )
    Cela fait quarante ans que l’on essaie de mettre la charrue avant les bœufs

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    Marc de la Midière
    • Bonjour, effectivement un « FBI européen » ne peut se comprendre que dans une structure fédérale. Ce système (gouvernement et parlement) nous l’appelons de nos vœux et figure dans notre programme. D’autre part, en parallèle de la mise en place d’un tel service de renseignement, un cadre légal doit être institué. Il doit répertorier la liste des crimes fédéraux (terrorisme, trafic de drogue…) punis à l’échelle européenne et du ressort de ce service.

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      admin
    • Le Royaume-Uni et les Etats-Unis entretiennent une ‘Special Relationship’, c’est certain. La stratégie est de travailler en premier lieu avec les Etats du noyau dur d’Europe continentale : BND allemand, AISI italien, Sécurité belge…

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      admin
  • Très bonne remarque de « marc de la Midière », enfin d’avancer il est essentiel de soulever les détails majeurs aux problèmes.
    Paris ne s’est pas fait en un jour.
    Il serait alors judicieux de procéder par étapes, et de créer d’abord, avant une Europe fédéral, une confédération européene (sans obstruer le projet fédéral, tout au contraire pour y amorcer un début et un élan de conception).
    Cela faciliterait la réalisation de toutes sortes de projets européens comme celle d’un FBI européen.
    Bien que l’Europe actuel est une forme intermédiaire entre une confederation et une fédération, il n’y a toujours pas eu de création d’une confederation et cela est peut être une étape essentielle pour que l’Europe devienne un jour fédéral (Les États unis et aussi la Suisse a d’abord été une confedetation).
    Autre point essentiel qui a soulevé « Marc de la Midière », est la reticence des Britanniques à rester dans l’union, serait plutôt dû à une appartenance identitaire anglophone avec des obligations d’accords spéciaux hors Europe.
    Une confederation européenne serait pour eux plus confortable pour rester au sein de l’Europe.

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    Syde
    • Confédération, fédération… on ne peut préjuger de la forme institutionnelle que prendra l’Europe dans un futur proche. De même que le nombre d’Etats qui participeront à une Union plus étroite. Tout est question d’opportunité, car l’Europe est une question politique. Et en politique tout est possible. Aujourd’hui, une nouvelle composante est entrée dans le débat qui change complètement la donne : l’opinion publique. Auparavant, les élus ne demandaient rien à personne quant à la construction européenne et n’informaient pas les citoyens sur cette question. Aujourd’hui avec les crises qui font trembler l’Europe et les partis populistes et nationalistes qui profitent de ces secousses pour faire vaciller l’establishment, ce n’est plus possible. Le débat est ouvert et les campagne électorales ne peuvent plus faire l’impasse sur la question européenne.

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      admin
  • La Suisse est toujours restée une confédération.
    Les cantons ont gardé des pouvoirs énormes
    Ils n’ont mis en commun que l’Economie (donc monnaie commune ),La Défense et la diplomatie.La différence de philosophie politique est énorme entre les cantons alémaniques montagnards et un canton « de gauche  » comme Genève
    Ils ne peuvent avoir qu’une politique extérieure de neutralité .Si laSuisse avait pris parti pour l’un des camps lors de la première guerre mondiale ,la Confédération aurait éclaté
    Les États Unis par contre sont une fédération où les pouvoirs du gouvernement fédéral est énorme par rapport aux États .La guerre civile a réglé ce problème .
    Mais c’est possible vu l’homogénéité extraordinaire du pays ,du Maine à la Californie .:même langue ,même culture etc
    L’Europe continentale ne peut qu’être une confédération ,mais même cela est inacceptable pour les britanniques .Je sais ,j’y vis

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    Marc de la Midière
  • Sven Biscop : « Il faut un service de renseignement européen »
    Un simple renforcement de la coopération entre services nationaux ne suffira pas pour lutter efficacement contre la menace djihadiste, estime ce chercheur de l’institut Egmont, un think tank proche du gouvernement belge.
    https://www.contexte.com/article/pouvoirs/sven-biscop-il-faut-un-service-de-renseignement-europeen_48552.html?utm_medium=email&utm_source=transactional&utm_campaign=Newsletter+Quotidienne

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    admin

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