Hongrie : l’UE doit défendre la démocratie

Jan 16 2012

Le Parti Fédéraliste Européen appelle l’Union Européenne à se prononcer en faveur du peuple hongrois et contre la nouvelle constitution anti-démocratique et la loi sur la banque centrale en Hongrie.

Celles-ci ont été décidées par le gouvernement hongrois contre la volonté d’une grande partie de la population hongroise et conduisent à un nationalisme destructeur et une dégradation de la situation économique du pays. L’Union Européenne ne peut accepter la tournure que prennent les évènements au mépris totale des valeurs de l’Europe.

Dans une déclaration commune, les deux présidents du Parti Fédéraliste Européen Pietro de Matteis et Yves Gernigon ont déclaré : « la démocratie est et doit être la valeur fondamentale de l’Europe. L’Europe ne doit pas parler uniquement d’austérité et du sauvetage de l’Euro tout en ignorant les menaces sur la démocratie de l’un de ses états.

L’Union Européenne doit montrer clairement au gouvernement hongrois que la démocratie est non négociable et qu’un gouvernement qui menace la démocratie n’a pas sa place dans l’UE. En ces jours, nous sommes solidaires avec le peuple hongrois qui manifeste contre les dérives anti-démocratiques de leur pays. »

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2 Comments
  • Là je suis gêné.
    Gêné parce que si beaucoup de hongrois sont descendus dans la rue contre cette constitution, elle n’est pas rejetée massivement par la population.
    Le peuple hongrois souffre d’une multitude de décisions absurdes prises antérieurement et surtout la possibilité d’emprunter dans des devises étrangères qui font que les hongrois sont endettés en euros, en francs suisses, en dollars, en yens et même en yuan alors qu’ils perçoivent leurs revenus en forints. Ceci empêche la Hongrie d’adapter sa politique monétaire : il faut maintenir le niveau du forint pour éviter que les ménages se trouvent dans l’impossibilité d’honorer leurs crédits (ce qui conduirait de nombreux hongrois à la rue, les banques tentant de sauver ce qui peut l’être en revendant les habitations que les hongrois n’arrivent plus à payer… comme la crise des subprimes mais probablement plus violemment).
    Le 18 octobre 2008, le forint s’est écroulé et a été sauvé in extremis par le FMI, la finalisation du plan de sauvetage a imposé une politique stricte à la Hongrie, politique que le gouvernement de Banjai a mis en place et qui a produit des effets positifs au niveau des finances mais désastreux socialement.
    Orbán a bâti sa campagne sur le mécontentement des hongrois envers une politique qui les avait menés à la faillite en prenant l’étranger comme bouc-émissaire, un thème qui fonctionnait très bien car le lien entre le désarroi social et l’UE était clair.
    Aujourd’hui, Orbán bénéficie encore d’un large soutien de la population hongroise, les avertissements de l’UE et des européens en général sont vus comme une ingérence voire une agression par de nombreux hongrois et permettent à Orbán de souder son camp et de porter ses réformes antidémocratiques.

    Il est bien-sur nécessaire de soutenir les démocrates hongrois dans leur lutte pour la liberté de la presse et pour la démocratie, mais il est nécessaire, impératif de le faire guidé par ces démocrates. Que la libération du peuple hongrois soit ressenti comme une cause nationale hongroise, une récupération de la souveraineté du peuple par le peuple et surtout pas que « l’étranger » s’occupe de la souveraineté nationale hongroise !

    Ça parait évident déjà à la base, mais cette question de qui fait quoi entre nationaux et les autres est beaucoup plus importante en Hongrie qu’ailleurs.

    On marche sur des œufs avec le sentiment nationaliste hongrois.

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    Emmanuel RODARY
  • Beaucoup remettent en cause actuellement l’efficacité de la démocratie dans la bonne gouvernance. Mais en quoi consiste cette atteinte à la démocratie dont vous parlez? Que dit cette loi anti-démocratique? Parfois, l’interprétation d’un tout petit terme peut prêter à confusion.

    Reply
    Marc Denoyer

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