Régionales 2021, fédéralistes et régionalistes bretons étaient en lice

Jul 20 2021

FRANCE – BRETAGNE – Les élections régionales des 20 et 27 juin 2021, en région Bretagne, ont été marquées par une profusion de listes au premier tour (13) et par un second tour où se sont maintenues 5 listes qui ont toutes dépassé les 10 % de suffrages exprimés.

De nombreux régionalistes et fédéralistes étaient présents sur ces listes, deux candidats, qui étaient présents sur la liste du PFE aux élections européennes de mai 2019, figuraient sur la liste « Hissons haut la Bretagne », droite, centre et régionalistes, pilotée par Isabelle Le Callennec, maire de Vitré, et présidente de Vitré communauté.

Caroline OLLIVRO, conseillère municipale de Paimpol et porte-parole de Breizh Europa (Bretagne Europe), était en 4ème position dans les côtes d’Armor. Jean-Jacques PAGE, conseiller municipal délégué de Vannes et conseiller communautaire à Golfe du Morbihan Vannes Agglomération (GMVA), vice-président du PFE, était à la 7ème place dans le Morbihan.

La liste « Hissons haut la Bretagne », a recueilli 16,28 % des suffrages exprimés, et se place en deuxième position lors du premier tour.

Au second tour, la liste est à nouveau en deuxième position avec 21,98 %, derrière Loïg Chesnais-Girard (président sortant) à 29,84 %, et obtient 14 élus sur 83.

Dans les Côtes d’Armor et le Morbihan, la liste a obtenu 3 élus dans chaque département, Caroline OLLIVRO étant la première non élue de la liste. Jean-Jacques PAGE, n’est pas non plus élu.

Après 2015 et 2021, les régionalistes et fédéralistes ont fait progresser leurs idées au sein de cette liste, et ont obtenu des places, potentiellement, éligibles en cas de victoire.

Nul doute que nous continuerons et que la prochaine échéance sera la bonne…

Share
1 Comment
  • Je suis d’esprit fédéraliste parce que je suis bretonne, pas seulement de souche mais aussi d’adoption lorsque je me rattache clairement à la culture et l’histoire de cette géographie qui nous contient, nous, le peuple breton. Et je pense que si la politique mutile un peuple (territoire, langue, histoire) les gens chassés de chez eux ont le droit de choisir une autre terre d’adoption, réciproque entre adoptant et adopté, chacun respectueux de l’autre. C’est la fondation première sur laquelle les constructions identitaires vont pouvoir se superposer en s’enchevêtrant. Si cette fondation est branlante, mutilée, humiliée il faudra des générations pour lui refaire une santé. Ensuite je suis Européenne puisqu’il s’agit d’élargir les horizons de chacun à celui de ses voisins culturels, historiques et géographiques. Puis je sais que je suis Terrienne, en toute dépendance, interférence et solidarité avec l’écosystème dans lequel la vie s’épanouit. L’organisation politique du monde entier nous est désormais imposée par les dégâts écologiques commis par des prédateurs avides d’amasser des richesses au dépens des peuples qui en étaient les gardiens. Mais ce qui est important pour chacun d’entre nous c’est ce qui se passe là où il vit. D’où la nécessité de faire fonctionner l’organisation politique et économique de la Terre à partir des peuples géographiques qui en sont les gardiens et les gérants.
    L’idée qu’un Dieu créateur gardien des valeurs d’amour et de protection de l’humanité a effacé ou relégué la mort dans des lointains faciles à ignorer. Ceux qui ont parlé au nom de ce Créateur bienveillant protecteur et tout-puissant ont abusé de leur pouvoir et ont fini par piller des richesses et nous mettre tous en danger de mort. L’idée qui devrait, de mon point de vue, remplacer l’idée d’un Dieu tel celui des religions du livre est de remettre à sa juste place la constatation ancestrale de ce qu’avaient proclamé nos ancêtres indo-européens, Européens, celtiques puis gaulois et pour encore un peu de temps gallo-romains, à savoir qu’une seule nécessité est infligée à l’humanité « comme au chêne » c’est la mort. ( Barzaz Breiz- philosophie celtique et européenne) La mort indique depuis le premier matin du monde la pente sur laquelle il ne faut pas glisser, en croyant par exemple qu’un Dieu nous en sauvera. Le silence de la divinité à l’égard de toutes les souffrances que nous nous sommes infligées les uns aux autres et pour les pires, au nom de Ce Dieu miraculeux inventé de toutes pièces, nous obligent désormais à tenir compte du danger qui nous menace sans compter sur Lui. Nous sommes obligés de nous débrouiller sans Lui. Nous ne sommes pas des enfants qui doivent attendre une protection, divine de préférence. Je constate que nous vivons dans un système de castes très obstinément étanches, les privilégiés à l’abri de leurs possessions, tous ceux qui se sentent rassurés par le confort dont ils jouissent, sécurité du travail, bonne santé, avenir assuré, du plus petit au plus aisé, tous ceux-là sont les derniers à s’apercevoir que le danger de mort reste présent. Seule l’intelligence collective des populations est capable de sonner le tocsin. Ils savent avant les autres quelle menace nous guette tous. Cette intelligence collective est efficace et elle a montré sa pertinence dans les travaux qu’elle a réalisés dans la convention citoyenne pour le climat. Le tirage au sort des participants, le travail étalé sur plusieurs mois, les préconisations élaborées prouvent que faire fonctionner l’intelligence collective est nécessaire pour éviter la prédation des richesses que les lobbies des grands groupes financiers savent si bien organiser, en faisant voter les lois qui les avantage démesurément. Nous ne sommes qu’au début de l’expérience. Le changement de management de l’Europe pourrait bien être le socle sur lequel rassembler des peuples capables de fédérer leurs efforts à partir d’un nouveau paradigme, un idée génératrice d’une nouvelle manière de s’y prendre en politique, pour adosser le triomphe de la vie à la nécessité de la mort.

    Reply
    Colette TRUBLET

Laissez-nous un commentaire