Acte de naissance du Parti Fédéraliste Européen

Nov 06 2011

Le Parti Fédéraliste et Europe United ont mis leurs forces en commun pour fonder le Parti Fédéraliste Européen (PFE). Dimanche 6 novembre, les membres de la Convention ont adopté les statuts de ce nouveau parti politique. Les membres du bureau du PFE ont également été élus. Il s’agit de Pietro de Matteis (co-Président), Yves Gernigon (co-Président), Hélène Féo (vice-Présidente), Jan Van Arkel (vice-Président) et Nico Segers (Trésorier).

Dans un contexte de crise de la dette qui frappe durement les citoyens européens, cette nouvelle formation militera pour mettre en place, au plus vite, un État fédéral européen, capable de remédier aux graves problèmes actuels.

À cette fin, cette nouvelle force politique de dimension européenne, présentera des candidats lors de toutes les élections en Europe. Les candidats porteront tous le même projet qui apportera des solutions ambitieuses à une Union Européenne en panne.

Le samedi 5 novembre a été consacré aux débats. Plusieurs experts sont venus présenter leurs idées et ont exposé la nécessité d’un fédéralisme européen et démontré les limites des État-Nations.

Marco Pannella  – ancien eurodéputé, ancien député et sénateur italien, disciple d’Altiero Spinelli – a notamment fait part de sa grande expérience d’activiste fédéraliste et de sa volonté de participer comme membre actif au projet du Parti Fédéraliste Européen.

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2 Comments
  • Une avancée historique pour l’ avenir de l’Europe. Enfin, une éclaircie dans le ciel européen . La solidarite entre les peuples c’est mieux que le repli frileux du chacun pour soi. Merci pour ce cadeau.

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    Perma
  • L’idée de cette fédération n’est pas nouvelle, et on peut même dire que certaines formes / institutions ont déjà existé par le passé, notamment au Moyen-Âge avec les croisades et le fédéralisme de la chrétienté dans les royaumes d’Europe contre l’invasion des musulmans.
    Mais il ne suffit pas de le vouloir pour ceci se réalise, il faut beaucoup de raisons au fondement d’une fédération. Repassons en grandes lignes les raisons d’une fondation d’une fédération.

    – Si on regarde les grandes fédérations encore en place le plus important des points communs à leur création est l’ennemi commun : les EU se sont fondés en faisant la guerre à la Grande-Bretagne ; l’Allemagne s’est fondée en faisant la guerre au 2nd Empire Français.
    Évidemment aujourd’hui on ne va pas choisir un ennemi et déclarer la guerre tous ensemble contre lui, certains répondront contre ceci que l’ennemi commun est la finance, la mondialisation etc etc. Ce n’est pas assez, oui on doit tous s’unir contre cela mais c’est trop abstrait pour en tirer une fraternité dans l’adversité.
    – Il faut une culture commune, or en Europe il y a différentes cultures par région d’Europe (occidentale, centrale, orientale, nordique), certes il y a une culture européenne, tout comme il y a une culture arabe, asiatique, africaine, latine mais il n’est question d’aucune fédération fondée sur ces seules bases culturelles. Or il y avait une culture américaine visible et présente en 1776, il y avait une culture allemande visible et présente en 1870. La culture européenne est trop abstraite pour être suffisante et atteindre cette condition.
    – Il faut des valeurs communes à l’ensemble des nations de la fédération, alors là oui, on tient un bout, il y a des valeurs de démocratie et de travail voire même culturelles et religieuses partagées en Europe, mais qu’on ne s’y trompe pas, là encore des nuances parfois de tailles subsistent. Les vieilles démocratie de l’ouest ont exportés leurs valeurs vers l’Europe post-communiste de l’Est, mais ceci est assez récent, est-ce suffisamment ancré pour dire qu’il y a des valeurs européennes ? A voir.
    – L’idée d’une Europe Fédérale ne doit pas et ne peut pas être imposé par un parti, elle doit s’imposer seule ! Et le travail du parti doit alors consister à réunir les conditions de la création d’une fédération en Europe pour que l’idée s’impose d’elle-même, enfin, on ne peut pas sur le vieux continent, vouloir organiser une fédération d’États telle qu’aux États-Unis, comment voulez-vous que des nations vieilles de plus de 1000 ans renoncent à ne devenir que de simples États ? L’idée est tout bonnement inacceptable. Là encore il faut innover, inventer une nouvelle définition de fédération. Je vois pour ma part une fédération de Nations !
    C’est-à-dire, une plus grande indépendance et liberté des nations de la fédération par rapport à des fédération comme celle d’Allemagne ou des EU. L’Europe Fédérale n’est alors présente que pour coordonner les nations entre-elle, pour diriger l’économie commune, et donner UNE politique étrangère européenne, donner le sens à suivre aux nations. Les peuples doivent rester des anglais, des espagnols, des français ou des italiens, et non se réduire à des simples européens. La fédération doit promouvoir la diversité des cultures européennes et non uniquement promouvoir une culture européenne.
    – Pour finir, on ne peut pas faire élire un Président Fédéral en Europe, les gens voteraient par nationalité et le candidat allemand gagnerait car son pays est celui qui à le plus d’habitants, et ce ne serait pas forcément le meilleur. Il faut passer par d’autres voix démocratiques.

    Comment faire selon moi.
    – Sortir de la publication d’idées par la fustigation d’autres, le parti doit porter le fédéralisme sans attaquer à tout va d’autres partis qui pourraient dans – je l’espère – la longue vie du parti devenir de précieux alliés. Comme vous l’avez dis, le fédéralisme n’est ni de droite ni de gauche.
    La fédération c’est porter un idéal pas en critiquer un. Dans la mesure d’une fédération de Nations, le fédéralisme et le nationalisme ne sont pas incompatibles.
    – Il faut un grand parti fédéraliste, réunir tous les petits mouvements fédéraliste en Europe sous une seule bannière.
    – Il faut des journaux fédéralistes, des blogs fédéralistes, des forums de débats fédéralistes, des meetings fédéralistes, et ce partout en Europe dans toute les branches et les langues du parti, ceci nécessite beaucoup de moyens financiers, ce qui m’amène à deux autres suggestions.

    – La politique interne du parti devrait être de gagner le plus d’adhérents possibles, par exemple en mettant en place un système de parrainage d’adhérents.
    – Arrêter de se présenter à des élections coûteuses à tout va et qui sont perdus d’avance, qui ne font qu’une très petit pub au parti et encore de la mauvaise pub, le parti en agissant ainsi se catalogue comme un petit parti de perdants. Le moment de se présenter aux élections n’est pas encore venu. Mieux vaut le faire quand on peut les gagner.

    C’est bien par l’innovation qu’on prendra l’avantage politique et qu’on lancera le processus de création de la fédération. On ne créé pas une Europe Fédérale en restant coincé dans les coins du procédé de politique actuel. Il faut surprendre, innover, réussir à créer nos nouvelles règles politiques pour dominer, et notre avantage c’est que notre parti peut et doit être ancré dans toute l’Europe sous un seul grand parti.
    Mais ceci ne veut pas dire utiliser l’actuel non plus ! Il faut s’en servir et pas le laisser nous mettre en bordure de l’actualité politique. Le parti doit se concentrer à gagner les institutions de l’Union Européenne pour être implanter dans toute l’Europe et créer ce fameux « noyau dur ».

    Voilà, tout ceci n’est que mon avis, en tout cas je soutien la cause fédéraliste car c’est là pour moi, le moyen de faire vivre la France 1000 ans de plus. Je suis nationale-fédéraliste. Merci d’avoir pris le temps de me lire.

    Mattéo.

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    CORNEIL Mattéo

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