Élection présidentielle, Yves Gernigon: « Notre pays a rejeté l’extrême droite et son souhait de sortir de l’Union européenne »

May 09 2017

Mes chers concitoyens européens,

Au lendemain du second tour de l’élection présidentielle française, c’est de Mons en Belgique que je m’adresse à vous.

Je ne peux que me féliciter, que les questions européennes aient été abordées lors de cette campagne.

Par les votes pour Emmanuel Macron, l’abstention et les votes blancs et nuls, notre pays a rejeté l’extrême droite et son souhait de sortir de l’Union européenne. Nous devons nous en réjouir.

Emmanuel Macron est donc élu Président de la République Française. Je tiens à le féliciter et à l’encourager dans la réussite de son projet.

Je l’invite aussi à ne jamais perdre de vue la situation extrêmement difficile de notre pays avec ses fractures sociales et idéologiques.

En effet, plus de 10 millions de nos concitoyens ont voté pour Marine Le Pen. Leur colère doit être entendue.

Il s’agit donc de mettre en œuvre une Europe plus démocratique et davantage protectrice pour tous nos concitoyens et particulièrement pour les plus démunis.

C’est le combat que mène le Parti fédéraliste européen depuis plus de 5 ans et ce combat va continuer.

Emmanuel Macron a exprimé lors de cette campagne le souhait de mettre en œuvre une Europe qui protège. Nous l’attendrons sur le sujet en approuvant ou en dénonçant les choix qu’il fera.

Lors des prochaines élections législatives, j’appelle tous les citoyens à se regrouper autour du Parti fédéraliste européen pour faire entendre leur souhait d’une Europe moins technocratique, non élitiste.

Une Europe enfin démocratique !

5 Comments
  • Bonjour
    J’apprécie ce message de satisfaction suite à l’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence.
    Toutefois mon appréciation est plus que tempérée en venant d’apprendre que les instances du PFE n’avaient pas pris position en faveur du candidat Macron et simplement encouragé l’abstention ou le vote blanc, ce que l’on retrouve dans cette phrase de la déclaration d’aujourd’hui de M. Guernigon :
    “Par les votes pour Emmanuel Macron, l’abstention et les votes blancs et nuls, notre pays a rejeté l’extrême droite et son souhait de sortir de l’Union européenne. “
    Cette position d’entre deux tours, copie conforme de celle de M. Melenchon, a sérieusement refroidi mon ardeur envers le PFE.
    Sauf à recevoir un démenti de cette prise de position ambigüe du PFE, je ne renouvèlerai pas mon adhésion.
    Sincères salutations

    Claude Lacassagne
    Secrétaire Général du Mouvement Européen France – Gironde
    Tel: 06 07 05 33 35

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    Claude LACASSAGNE
    • Bonjour. Dans un communiqué précédent, le PFE avait appelé à voter Macron pour le second tour de la présidentielle. Cordialement l’équipe web du PFE

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      admin
  • Je suis entièrement d’accord avec le commentaire précédent. Comment est-ce que le PFE peut ne pas soutenir ouvertement le seul candidat qui était 100% pro-européen ? Un candidat qui propose un pas supplémentaire vers une Europe fédérale avec l’intégration des ministères de l’économie et de la défense ? L’Europe n’est-elle pas la raison d’être du PFE ?

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    Damien
    • Bonsoir. Dans un communiqué du 8 mai, le PFE a appelé à voter Macron pour le second tour de la présidentielle. Macron n’était pas le seul candidat europhile de la présidentielle 2017. Hamon et dans une certaine mesure Fillon l’étaient aussi. Bien à vous. L’équipe web du PFE

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      admin
  • Etre « europhile » est un vain mot.
    Parle-t-on d’une Europe des nations souveraines dans laquelle, comme le disait et le voulait le Général De Gaulle, les institutions européennes n’ont politiquement qu’un rôle « figuratif »?
    Ou bien parle-t-on sans détour d’une Europe fédérale, c’est-à-dire dotée d’un gouvernement souverain supranational démocratiquement élu et contrôlé, en charge des affaires d’envergure continentale, au premier rang desquelles la politique extérieure et la défense?
    Dans le premier cas on obtient l’ectoplasme actuel, aussi brillant dans l’élaboration de directives relatives à la courbure des bananes ou au volume des chasses d’eau de WC, qu’il est inexistant en tant qu’entité stratégique.
    Dans le second cas, on a une Europe forte nécessaire à la construction d’un avenir de paix.
    La racine de cette ambiguïté navrante tient au fait, largement mis en relief au cours de cette élection présidentielle, que les Français répugnent à déléguer une partie de la souveraineté nationale. Sans doute parce qu’ils considèrent bien à tort, que cela est attentatoire à leur « identité ». C’est en se comportant vis-à-vis de la construction européenne avec la franchise de l’âne qui recule que l’on a contribué à bâtir ces instances tout de guingois qui font eau de toutes parts: et pour cause, puisqu’il leur manque le toit fédéral.
    Le candidat Macron s’est montré le plus apte à rectifier le tir. Nous attendons de ce fait beaucoup du Président Macron.

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    Volpi

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